• C H A P I T R E o1
Point de vue Jeremy - Quatre mois plus tard
12o jours sans eux. 1.440 heures sans les voir, les entendre, les toucher. Les disputes familiales me manquent, elles aussi. Jamais plus j n'entendrais : « Jérémy !! Range ta chambre ! Immédiatement ! » « Jérémy !! Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?! Comment t'as pu nous faire ça ??! » Toutes de Papa, évidement. Il me mettait les rares barrières que Maman autorisait. Oui, Maman, elle, me répétait sans cesse: « Jérémy, sois sage, pas d'histoires ce soir. Promet. (sourire)». Ou encore, « Chérichou -j'ai détesté ce surnom. - tes devoirs ! »
Demain, c'est la rentrée. Nouvelle ville. Nouvelle maison. Nouveaux voisins. Nouvelle école. Nouvelle classe. Nouveaux élèves. Trop de nouveautés. Je déteste ça. O4 mois qu'ils sont partis. Qu'ils nous ont laissés seuls. Qu'ils nous ont abandonnés. Je les déteste pour ça. Je leur en veux plus que possible. Pourtant, ce n'était pas de leur faute. Je sais au fond de moi, qu'ils auraient tout donnés pour être présents avec nous. Ils me manquent. Aux filles aussi. A tante Jeanne. La famille, les amis.
Au fait, je viens d'avoir 17 ans, je déteste mon prénom. On ne m'a pas demandé mon avis. Mickaël colle mieux à mon personnage. Sinon, j'ai deux s½urs. Illyria & Marie. Jumelles mais différentes. Marie, elle est géniale. La s½ur idéale. Toujours prête à nous rendre service, mon pote & moi. Illyria, bah c'est Illyria quoi. Chiante & imitant les parents à la perfection. Vous voyez le genre. Je la supportait déjà pas beaucoup avant. Donc depuis l'accident (le meurtre !!) comprenez que nos rapports se sont encore plus détériorés. Toujours d'attaque pour m'enfoncer. Bon, mettons la frangine de côté. Faut absolument que je vous présente quelqu'un. J.B., mon plus que meilleur ami. Jean Baptiste Cohen. JB vit avec moi, chez tante Jeanne. Après le décès de mes parents, j'ai fait un deal avec nos deux familles. Jean Baptiste viendrait vivre avec moi chez tata Jeanne. C'était la condition pour que j'accepte de quitter Boston. En échange, copain & moi, on devais arrêter les conneries. Plus de beuveries, de soirées au commissariat. Des délinquants, nous ? Non, jamais de la vie. (grand sourire). Illyria nous considèrent comme des débiles. N'avoir que des « A » n'excuse pas tout, selon elle. Maman & Papa, comprenaient, eux. Et puis, la nuit au poste, c'était pas notre faute !
(Flash Back) - Le pourquoi du comment de cette fameuse nuit au poste.
Jérémy est fatigué. Il marche en direction de la maison. Jusqu'à ce qu'il la remarque, il n'avait qu'une idée, dormir. On est Vendredi soir. Il vient d'être engager au restaurant du père de son meilleur ami, en tant que serveur. Commencer un vendredi soir, était pour le père de Jean Baptiste, un excellent test. L'une des soirées les plus remplies Les débuts de soirées des jeunes, les rendez vous amoureux, quels qu'ils soient. Il passe devant un magasin quand il l'aperçoit. Elle est magnifique. A tel point qu'il en eut le souffle coupé. Ses yeux, d'un magnifique bleu-vert clair, sa coiffure, d'un blond vénitien aux reflets doré, ne pouvait laisser de marbre. C'est, du moins, ce qu'il pensa. Il est pourtant choqué de la voir entrer dans ce magasin. Qu'est-ce qu'une beauté comme elle, venait faire dans un sex-shop ?! Il fait volte face et se dirige, lui aussi, vers la porte d'entrée. A chaque événement sa première fois n'est-ce pas. Il s'en veut quelque peu. Suivre quelqu'un, une femme, qui plus est, n'était vraiment pas dans ses habitudes. Mais elle était si belle ! Il fit comme si de rien n'était et écouta sa conversation. Elle venait ici pour une annonce. Un travail, peut être ?! Quand tout à coups, J.B. entra tel une tornade et fonça droit sur moi. « Bah alors J., on joue les grands ?! Qu'est-ce que tu viens foutre ici ?! » Quand il vit mon regard, vous savez, celui qui dit, « un mot de plus et je te tue ! » il se détourna de moi et aperçu, lui aussi, ma belle inconnue. Il la siffla. Les rares clients nous observaient. La caissière et l'inconnue également. Toutes les deux eurent un sourire narquois quand un flic apparut. « Inspecteur Benson. Qui sont les indésirables ? » L'un des clients avait appelé la police. « Quels pervers ! A leur âge, fréquenter ce genre de magasin ... Et les parents, non mais comment ils éduquent leur gosses ... bla bla bla » « Stripteaseur Benson, tu veux dire ! (rires) Désolé beau gosse, ton show n'a pas lieu ici. » C'était tout Jean Baptiste ça. Au lieu de se la fermer et de jouer les discrets, fallait qu'il la ramène. Encore et toujours. Les deux demoiselles étaient mortes de rire. A tel point que Jérémy se demanda comment elles pouvaient ne pas s'étouffer. L'inspecteur Benson, lui, nous regarda, lèvres jusqu'aux oreilles, yeux noir pétillant. « T'es un comique toi. Mais t'as raison. Le show, pour te reprendre, est au poste. Et devine quoi ? (si son sourire avait pu s'élargir au delà de son visage ..) C'est toi qui l'anime. Je vous embarque tous les deux. »
Tout sa pour dire que nos parents respectifs n'ont vraiment pas apprécier. Et c'est comme cela que nous avons tous rencontrer l'inspecteur Benson. Quand Papa à su où j'étais, il m'a dit « ça te fera les pieds mon fils. », avant de ne plus me parler. Une semaine. Puis il a exploser. « Jérémy !! Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?! Comment t'as pu nous faire ça ??! » Non je me répète pas. Je vous informe juste. Ces phrases font parties des derniers mots qu'il ma dit. Nous nous somme réconcilier quelques jours avant ce maudit voyage. Au fait, je déteste Paris. Ses tous derniers mots furent « Je t'aime, pas de bêtises avant notre retour, s'il te plait (sourire) ». Il me pris dans ses bras puis monta dans la voiture, et démarra.